– Ils
vous attendent, Monsieur.
– Je sais, nous n’en sommes pas à quelques minutes, n’est-ce pas ?
– J’ai bien peur que si, Monsieur.
– C’est donc ainsi que cela doit se terminer…
– Je sais, nous n’en sommes pas à quelques minutes, n’est-ce pas ?
– J’ai bien peur que si, Monsieur.
– C’est donc ainsi que cela doit se terminer…
Sur
les écrans se déroulait un étrange jeu vidéo, à ceci près que ce n’était pas un
jeu, c’était la fin d’un monde, peut-être même la fin du monde… en direct.
– Les Chinois viennent d’ouvrir leurs
silos, les Russes ne devraient pas tarder à en faire autant.
– Et nous ?
– Et nous ?
– Non, vous savez bien que nous ne
bougerons pas, pas de cette manière, nous avons les moyens d’empêcher cela, de
laisser une chance au monde.
– Aux Hommes ?
– Peut-être, nous n’en sommes pas
absolument certains.
– Du moins restera-t-il quelque chose de
vivant, il faudra combien de temps ?
– Une minute pour le déploiement,
quatorze pour la diffusion.
– C’est rapide.
– Bien plus que les missiles, si nous
faisons vite, pas un ne décollera. Les effets sont foudroyants, tout sera
terminé en moins de vingt minutes.
L’aide de camp pleurait, c’était un jeune gars d’à peine trente ans. D’ailleurs les avait-il seulement ? Il aurait pu avoir toute la vie devant lui, avait-il une femme, des enfants… Plus rien n’avait vraiment d’importance. Le président eut soudain très froid, – mon Dieu, pardonnez-nous, pensa-t-il.
L’aide de camp pleurait, c’était un jeune gars d’à peine trente ans. D’ailleurs les avait-il seulement ? Il aurait pu avoir toute la vie devant lui, avait-il une femme, des enfants… Plus rien n’avait vraiment d’importance. Le président eut soudain très froid, – mon Dieu, pardonnez-nous, pensa-t-il.
Les murs de la salle étaient nus, au
centre, un siège devant un simple clavier et un écran.
- Vous avez le code ?
Le jeune homme lui tendit une petite cassette métallique, ses mains tremblaient.
Le président appuya sa main sur les capteurs et murmura le mot, un mot que lui seul connaissait, un mot terrible et définitif : « ragnarök ». Un compartiment se dévoila, à côté du clavier se trouvait une petite torche à ultraviolets, il l’alluma et en balaya le fond de la cassette. Une série de chiffres apparut, il prit une profonde inspiration et commença à les encoder.
Il dut s’y reprendre à trois reprises.
- Vous avez le code ?
Le jeune homme lui tendit une petite cassette métallique, ses mains tremblaient.
Le président appuya sa main sur les capteurs et murmura le mot, un mot que lui seul connaissait, un mot terrible et définitif : « ragnarök ». Un compartiment se dévoila, à côté du clavier se trouvait une petite torche à ultraviolets, il l’alluma et en balaya le fond de la cassette. Une série de chiffres apparut, il prit une profonde inspiration et commença à les encoder.
Il dut s’y reprendre à trois reprises.


